Je viens du fleuve et de la rue,
de la mémoire qui brûle sans détruire.

 

J’écris pour relier.
Relier les vivants et les absents,
les enfants d’ici et ceux d’ailleurs,
les blessures anciennes et les lendemains possibles.

 

Le kasàlà est ma langue de veille :
une parole debout,
un chant pour la dignité,
un feu transmis de génération en génération.

 

Ici, la poésie n’est pas refuge.
Elle est passage,
elle est transmission,
elle est une manière de rester humain
quand le monde fatigue.

 

Entre mémoire, pardon et avenir,
je vous invite à marcher avec moi.